RPS — Risques Psychosociaux, définition et prévention en entreprise
Les RPS (Risques Psychosociaux) désignent les risques professionnels qui ont une incidence sur la santé mentale des travailleurs. Ils incluent le stress, le burn-out, le harcèlement moral ou sexuel, les violences internes ou externes. L'employeur a une obligation légale de résultat pour prévenir ces risques.
Facteurs de risque et signaux d'alerte
Les principaux facteurs de RPS sont : l'intensité du travail et le manque de contrôle sur son activité, les conflits de valeurs, les relations dégradées avec la hiérarchie ou les collègues, l'insécurité de l'emploi, les exigences émotionnelles élevées. Les signaux d'alerte incluent une hausse de l'absentéisme, des conflits répétés, une augmentation du présentéisme.
Obligations légales de l'employeur
L'employeur doit évaluer les RPS dans le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER) et mettre en place des mesures de prévention. En cas de manquement ayant entraîné un préjudice, sa responsabilité peut être engagée pour faute inexcusable. Il doit également désigner un référent harcèlement sexuel dans les entreprises de plus de 250 salariés.
Questions fréquentes
Harcèlement moral et RPS sont-ils la même chose ?
Le harcèlement moral est une forme de RPS, mais les RPS sont plus larges. Les RPS incluent des situations collectives (organisation stressante, management défaillant) tandis que le harcèlement moral désigne des comportements répétés d'une personne envers une autre dans un but hostile.
Comment prévenir les RPS dans une PME sans service RH dédié ?
Les leviers pratiques sont : des entretiens réguliers manager/salarié, des espaces d'expression libre (boîte à idées, baromètre social), une politique claire anti-harcèlement, une formation des managers à l'écoute et aux signaux d'alerte, et un accès facilité au médecin du travail.
Que faire face à un salarié en souffrance psychologique ?
L'employeur ne doit pas se substituer au médecin ou au psychologue. Son rôle est d'écouter sans minimiser, de faciliter l'accès au médecin du travail, de prendre des mesures d'organisation si la situation professionnelle est en cause, et d'informer des ressources disponibles (numéros d'écoute, EAP).